23 avril 2005

24 avril 1945 (J+322)

En Italie, les unités de la 5ème armée américaine et de la 8ème armée britannique traversent la rivière Po en plusieurs endroits près de Ferrara, qui est aussitôt libérée. Sur la côte ouest, la 92ème division américaine s’empare de La Spezia. Les forces allemandes sont incapables d’arrêter la progression des Alliés.

Sur le front de l’ouest, la 2ème armée britannique lance des attaques près de Bremen. La 1ère armée américaine s’empare de Dessau sur l’Elbe. Au sud, sur le Danube, Ulm est libérée et la 1ère armée française continue d’avancer dans la région de la forêt Noire.

Sur le front de l’est, dans la bataille pour Berlin, le 1er front ukrainien (Konev) pénètre les faubourgs de Berlin par le sud alors que les troupes du 1er front biélorusse (Zhukov) poursuivent les combats dans la ville depuis l’est. D’autres unités soviétiques des deux fronts se déplacent autour de la ville par le nord et le sud et parviennent à l’encercler complètement. La 9ème armée allemande et la 4ème armée de Panzer sont coupées de l’est de Berlin.

Dans le Bunker, en après-midi, lors de la conférence sur la situation, on apprend l’encerclement de la ville et que les troupes soviétiques occupent maintenant les deux aéroports de la ville. Afin de garder une voie ouverte par les airs, Hitler ordonne que l’axe est-ouest de la ville, une imposante avenue inaugurée quelques années auparavant, soit converti en piste d’atterrissage improvisée. Hitler informe qu’il attend 150 marins d’élite promis par Dönitz, ainsi qu’un bataillon de SS fourni par Himmler comme dernière réserve.

22 avril 2005

23 avril 1945 (J+321)

En Italie, les unités de la 5ème armée américaine et de la 8ème armée britannique atteignent la rivière Po. Des unités de la 5ème armée américaine parviennent à traverser la rivière au sud de Mantua.

Sur le front de l’est, le 1er front ukrainien et le 1er front biélorusse s’approchent de Berlin. Derrière eux, les Soviétiques s’emparent de Frankfurt et Cottbus.

Dans le Bunker, en après-midi, un télégramme est reçu de Berchtesgaden. Il provient de Göring qui demande si la décision de Hitler de « rester dans la forteresse de Berlin » invoque le décret du 29 juin 1941 qui le nomme lui, le Reich Marchal, successeur du Führer avec les pleins pouvoirs dans le cas où Hitler est frappé d’incapacité. Le télégramme demande une réponse avant 22h00 et se termine par ces mots : « Puisse Dieu vous protéger et j’espère toujours que vous déciderez de quitter Berlin pour venir ici ». Même si Bormann, un vieil adversaire de Göring, tente par tous les moyens de faire paraître le télégramme comme un ultimatum, Hitler garde son calme.

Dans la soirée, Albert Speer se rend au Bunker, il est rempli d’émotions conflictuelles. Il remarque le relâchement dans la discipline : les gens fument dans l’antichambre et des bouteilles de vin à demi vide traînent un peu partout. Seulement quelques rares personnes se lèvent lorsque Hitler entre dans une pièce et peu cesse leurs conversations lorsqu’il passe tout près.

Hitler apparaît mélancolique mais calme et parle de la mort comme si elle serait une libération. Contrairement aux attentes, il ne s’emporte pas lorsque Speer lui confesse qu’il a désobéi à ses ordres concernant la mise en place de la politique de la terre brûlée. Hitler est plutôt perdu dans ses pensées et ses yeux se remplissent de larmes à plusieurs reprises pendant leur entretien. Quelques heures plus tard, Hitler fait ses adieux à Speer dans une indifférence presque méprisante, comme si l’architecte n’avait plus d’affaire là.

Vers 18h00, un autre télégramme de Göring est reçu. Il convoque le ministre des affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, à Berchtesgaden aussitôt que le décret entrera en vigueur. Cette fois, Bormann réussi à enrager Hitler qui déclare qu’un coup d’état est en cours. Il accuse Göring de paresse et d’échec, d’avoir « rendu possible la corruption dans notre nation », il le traite de drogué à la morphine et devient de plus en plus agité et fini par pleurer comme un enfant.

Une fois calmé, Hitler donne son accord concernant un message radio écrit par Bormann. Dans le message on accuse Göring de haute trahison, qui, comme tout le monde le sait, est coupable de la peine de mort. Hitler est prêt à ne pas se rendre jusqu’à cet extrême si Göring démissionne de toutes ses fonctions et renonce à son droit de lui succéder comme Führer. Puis Hitler retombe dans une complète apathie et fait remarquer que plus rien ne compte dorénavant. « Laissons Göring s’occuper des négociations pour la capitulation. Si la guerre est perdue, ça n’a plus d’importance qui s’en occupe ». Mais peu de temps après, sa colère refait surface et ordonne au commandant SS du bureau d’Obersalzberg d’arrêter Göring et tout son personnel.

21 avril 2005

22 avril 1945 (J+320)

En Italie, des unités des 2ème et 4ème corps américains (appartenant à la 5ème armée américaine) atteignent la rivière Penaro sur leur chemin vers la rivière Po. Modena est libérée sur le flanc gauche.

Sur le front de l’ouest, des unités de la 7ème armée américaine traversent le Danube à Dilingen et Baldingen.

Dans le Bunker, des rumeurs courent à l’effet que le général Weidling a transféré son poste de commandement du sud-est de Berlin vers Döberitz, dans la partie ouest de la ville. Lorsque Hitler est mis au courant de cette action non autorisée du général, il donne l’ordre qu’on le relève immédiatement de son commandement, qu’il soit jugé par la cour martiale et exécuté. Le général se rend immédiatement au Bunker, dans un corridor il croise les généraux Krebs et Burgdorf et leur demande pourquoi il doit être exécuté. Il décrit la situation dans son secteur du front et convainc les deux hommes que son poste de commandement au sud-ouest de Berlin n’est qu’à 2 kilomètres de la ligne de combat. Les deux généraux deviennent plus aimables et décident de l’accompagner au quartier général d’Hitler.

Le visage d’Hitler est bouffi et ses yeux sont fiévreux, il est assis et sa jambe gauche ne cesse de bouger. Lorsque Weidling commence à lui expliquer la situation dans sa zone de défense, Hitler le coupe pour lui dire qu’il doit suivre son plan d’exécution pour la défense de Berlin. Les Russes doivent d’abord être éliminés du sud-ouest de la ville par les unités de Steiner et Busse puis, au même moment, d’autres forces combattront les Russes dans le nord de la ville. Finalement les deux groupes se rejoindront pour la bataille finale. Hitler met fin à la discussion, Weidling est épargné et peut retourner à son poste de commandement.

Vers 15h00 débute la conférence sur la situation. Hitler écoute un rapport expliquant que les Soviétiques ont réussi à percer le front au nord de l’Oder. D’autres rapports indiquent que l’ennemi s’est emparé de Zossen au sud et avance vers Stahnsdorf. Hitler brise le silence et demande des informations sur le groupe de combat de Steiner. Les généraux essaient de gagner du temps en lui donnant des informations contradictoires. Krebs admet finalement que l’attaque tant attendue de Steiner ne s’est jamais réalisée. Hitler est silencieux et rumine quelque chose, puis l’orage éclate. Fou de rage, Hitler bondi de sa chaise et jette les crayons de couleur qu’il transporte sur lui en travers de la table. Il se met ensuite à crier, cherche ses mots, il traite tout le monde de lâche et de déloyal. Il injure les généraux, condamne leur constante résistance contre laquelle il doit constamment se battre. Pendant des années il n’a été entouré que de traîtres. Tous sont figés dans l’embarras alors qu’Hitler gesticule et fait les cents pas dans la pièce étroite. À plusieurs reprises il essai de se ressaisir, mais à chaque fois il explose davantage. Il frappe son poing dans la paume de sa main, des larmes coulent sur ses joues. Il répète sans cesse que dans ces circonstances il ne peut plus diriger; il gaspille sa salive à donner des ordres. Il s’écrie :

« La guerre est perdue! Mais messieurs si vous croyiez que je vais quitter Berlin, vous vous trompez grandement! Je préférerais me mettre une balle dans la tête!»

Hitler quitte la salle de conférence, il est voûté et pâle, il se rend à ses quartiers privés sans dire un mot. Bormann ne cesse de répéter à quiconque que le Führer ne pouvais être sérieux quand il a dit qu’il préférerait se tuer.

Plus tard Goebbels s’entretien en privé avec Hitler qui lui réaffirme son intention de demeurer dans le Bunker à Berlin. Après cet entretien, Goebbels informe la secrétaire Traudl Junge que sa femme et ses six enfants vont emménagés dans le Bunker aujourd’hui même.

Après avoir regagné ses esprits, Hitler retourne à la salle de conférence. Il annonce que la fin est proche, que c’est sans espoir. Presque tous ceux présents dans la salle le contredisent, faisant valoir qu’il reste encore plusieurs unités de combat : l’armée du général Wenck qui s’approche, les troupes de Busse et non le moindre, le groupe d’armées qui est dans la région de Dresde sous le commandement du feld-maréchal Schörner. Hitler répond en haussant les épaules « Faites ce que vous voulez, je ne donne plus d’ordres maintenant.» Un long silence suit. Hitler leur dit qu’il va attendre la mort dans la capitale du Reich, il ne se laissera pas convaincre de quitter, il n’aurait dû jamais quitter ses quartiers généraux à Rastenburg en Prusse orientale. Contrairement à ses plans antérieurs, il ne confrontera pas les Russes l’arme à la main, il ne veut pas prendre le risque d’être blessé et de tomber aux mains de l’ennemi. Pour être certain qu’il ne reviendra pas sur sa décision, il dicte immédiatement une annonce publique dans laquelle il indique qu’il va demeurer à Berlin et prendre en charge personnellement la défense de la ville.

Il se retire une fois de plus dans ses quartiers. Il demande à son assistant, Julius Shaub, de rassembler ses papiers personnels, de les amener au jardin et de les brûler. Faisant face aux rapports alarmants indiquant que les troupes soviétiques s’apprêtent à attaquer le centre de la ville de tous les côtés, il place le général SS, Wilhelm Mohnke, sous son commandement personnel et le nomme à la tête des 4000 SS de la ville. Puis, il demande à Keitel, Jodl et leurs chefs d’état-major de se rendre à Berchtesgaden et, conjointement avec Göring, prendre toutes les décisions nécessaires là-bas. Keitel refuse de se rendre à Berchtesgaden et tente de convaincre Hitler de quitter Berlin. Hitler lui dit qu’il ne veut plus rien entendre du genre et lui demande de sortir.

En sortant des quartiers de Hitler, Keitel se tourne vers Jodl pour lui dire :

« C’est véritablement la fin »

20 avril 2005

21 avril 1945 (J+319)

En Italie, des unités du 2ème corps polonais (appartenant à la 8ème armée britannique) s’emparent de Bologne. Des unités du 2ème corps américain (appartenant à la 5ème armée américaine) entrent dans la ville quelques heures plus tard. La 5ème armée américaine progresse maintenant rapidement vers la plaine Lombarde. À l’est de Bologne, la 8ème armée britannique progresse rapidement également.

À Moscou, un traité d’assistance mutuel est conclu entre le gouvernement soviétique et le gouvernement provisoire polonais du comité de Lublin. Cela confère une légitimité à ce gouvernement polonais communiste alors que le gouvernement polonais en exile à Londres continue de recevoir l’appui des pays de l’ouest.

Sur le front de l’est
, les unités de tête du 1er front biélorusse atteignent la banlieue ouest de Berlin. Pendant ce temps, le 1er front ukrainien attaque au nord depuis Dresde.

Dans le Bunker, vers 9h00 le matin, deux heures plus tôt que d’habitude, on réveille Hitler pour l’informer que l’artillerie soviétique pilonne le centre de la ville. Plus tard, les nouvelles indiquent que la porte Brandebourg, le Reichstag et même la station Friedrichstrasse ont été frappées par des obus pratiquement au même moment.

Peu de temps après, Hitler, pas encore rasé et visiblement affolé entre dans l’antichambre. « Que se passe-t-il ? D’où proviennent ces tirs ? » Burgdorf lui explique que le centre de la ville est pilonné apparemment depuis une position située au nord-est de Zossen. Hitler pâli, « Est-ce que les Russes sont déjà tout près ? » Puis il téléphone au général Karl Koller, le chef d’état-major de la Luftwaffe.

Hitler - « Saviez-vous que Berlin est sous le feu de l’artillerie ? Le centre de la ville. N’entendez-vous pas ? »

Koller - « Non! Je suis dans le parc Werder »

Hitler - « Nous croyons que la ville subit le feu d’une artillerie de longue portée, une batterie de gros calibre. Les Russes auraient capturés un pont ferroviaire sur l’Oder. La Luftwaffe doit repérer cette batterie immédiatement et la détruire. »

Koller – « L’ennemi n’a pas capturé de pont ferroviaire sur l’Oder. Peut-être se sont-ils emparés d’une de nos batterie lourde pour la retournée contre nous. Mais ces tirs proviennent probablement de canons de calibre intermédiaire utilisé par l’armée de terre russe; avec ce calibre ils parviennent à atteindre le centre de la ville ? »

S’ensuit un long débat entre les deux hommes à propos du pont ferroviaire et, si oui ou non, l’artillerie de l’armée est en mesure d’atteindre le centre de la ville. Hitler insiste pour qu’on repère cette batterie immédiatement pour l’attaquer. Il donne 10 minutes pour qu’on lui rapporte la position de cette batterie…

Plus tard, Hitler reprend le téléphone; il veut avoir les chiffres concernant la progression du déploiement d’avions au sud de Berlin. Koller lui répond qu’il ne peut obtenir cette information immédiatement parce que les lignes de communication avec les troupes ne fonctionnent pas bien. Hitler téléphone ensuite à plusieurs reprises à Koller, pour enfin perdre patience. Sa voix est agitée :

« Avez-vous encore des doutes concernant mes ordres ? Toutes les forces de la Luftwaffe dans la zone nord qui peuvent servir au combat terrestre doivent immédiatement être envoyées à Steiner. Tous ceux qui retiennent des unités le paieront de leur vie dans cinq heures. Votre propre tête est en jeu. »

Dans la soirée, Walter Hewel, le ministre des affaires étrangères pour qui Hitler a grand estime, lui demande des instructions de dernières minutes et lui rappelle que c’est la dernière chance pour une action politique. Hitler se lève et quitte lentement la pièce, traînant ses pieds, en disant d’une voix presque douce :

« Politique ? Je ne fais plus de politique dorénavant. Je déteste la politique. Lorsque je serai mort, vous aurez un tas de décisions politiques à prendre. »

19 avril 2005

20 avril 1945 (J+318)

Sur le front de l’ouest, les Alliés s’emparent de Nuremberg et Stuttgart. Le drapeau américain est hissé par-dessus la croix gammée dans le stade de Nuremberg, lieu de rassemblement Nazi. Dans la région de Stuttgart, la 1ère armée française avance rapidement le long de la vallée Neckar, elle prend au piège les forces allemandes dans la forêt Noire en Bavière.

Sur le front de l’est, dans le nord de l’Allemagne, le 2ème front biélorusse progresse le long de la rivière Oder sur un front de 48 kilomètres au sud-ouest de Stettin. Au sud, la résistance allemande des rivières Oder et Neisse est supprimée. Le 1er front biélorusse s’empare de Protzel et des unités du 1er front ukrainien traversent la rivière Spree.

En Allemagne, à Karinhall, Göring expédie 24 camions dans le sud de l’Allemagne chargés d’antiquités, de tableaux et de meubles qu’il a amassés au fil des ans. Il inspecte ensuite les préparations pour faire exploser sa maison de chasse, il dit à un garde du corps : « Lorsque vous êtes un prince couronné, vous devez vous attendre à faire ce genre de choses. » Il quitte ensuite pour Berlin.

À Berlin, c’est l’anniversaire d’Hitler, il a 56 ans. Tous les leaders du régime sont rassemblés pour son anniversaire : Göring, Goebbels, Himmler, Bormann, Speer, Ley, Ribbentrop et plusieurs Gauleiter ainsi que les têtes dirigeantes de la Wehrmacht. La célébration n’a pas lieu dans le Bunker, mais dans les salles plus grandes et festives de la nouvelle chancellerie du Reich, quoique passablement endommagées par les bombardements. Après quelques brefs commentaires, Hitler se rend d’un groupe à l’autre solennellement, presque sur la défensive, implorant et acceptant les félicitations tout en offrant des mots d’encouragement. Il est épuisé et doit redoubler d’ardeur pour camoufler le tremblement de son bras gauche. Malgré les discussions sur un possible « coup de génie » et d’une victoire imminente, tous les invités sont impatients que tout cela se termine, ils savent que l’armée Rouge a presque complètement encerclée la ville et que les deux seuls corridors permettant de s’échapper continuent de se rétrécir.

Hitler semble faire traîner la réception parce qu’il sent le dédain et l’impatience de la majorité des invités présents et il veut les empêcher de quitter. Il assure son auditoire qu’après avoir bien réfléchie la nuit dernière, il a pris la décision de rester dans la capitale. Un silence étonné fait place, puis tous l’implorent de quitter Berlin avant que les routes échappatoires ne soient fermées d’ici quelques heures. Hitler est inflexible : « Comment puis-je motiver les troupes à se battre pour Berlin si je m’enfui pour un endroit sûr ? »

Plus tard, dans une salle de conférence, Hitler s’entretient sur la situation militaire stratégique, il ordonne que les unités soviétiques, qui sont maintenant proche du cercle défensif extérieur, soient repoussées avec toute la force possible. Il donne des détails techniques sur le déploiement des troupes, de canons anti-char et de mitrailleuses lourdes. Les officiers militaires écoutent ces instructions en silence, ils savent qu’Hitler divague en déplaçant des troupes et du matériel qui n’existent que dans son imagination. Hitler ajourne la conférence.

Hitler se rend ensuite à l’extérieur où l’attend un petit nombre de combattants des jeunesses hitlériennes qui appartiennent à unité de destruction de chars. Il leur dit des mots d’encouragement et remet des décorations. Marmonnant de toutes ses forces, il parvient à prononcer quelques phrases sur la nécessité de se battre pour Berlin à tous prix. Il conclue en disant d’une voix fatiguée : « Heil euch! ». Personne ne répond, seuls les grondements distants du front, qui est à moins de 30 kilomètres, se font entendre.

Dans le Bunker, une longue lignée de ministres et de chefs de parti attendent Hitler, chacun prononce quelques mots d’adieu embarrassés et obligés. Hitler est profondément déçu et brisé, il accepte ces adieux sans rien dire, tout en permettant à ceux qui l’ont rendu puissant de quitter.

Vers 22h00 Hitler annonce qu’il désire saluer son personnel. Il permet à 2 secrétaires, plusieurs assistants, sténographes ainsi que son médecin personnel, le docteur Morell, de quitter la ville. Au docteur Morell il lui dit que « les médicaments ne sont maintenant plus utile pour lui ». Hitler se retire ensuite dans ses appartements, beaucoup plus tôt que d’habitude. Ceux qui sont restés se joignent à Eva Braun et Martin Bormann pour une petite fête d’après célébration

18 avril 2005

19 avril 1945 (J+317)

Sur le front de l’ouest, la 1ère armée américaine s’empare de Leipzig. La 2ème armée britannique atteint l’Elbe au sud de Namburg.

Sur le front de l’est, les collines de Seelow jusqu’à Wriezen sont aux mains des Soviétiques. Les Allemands qui se défendent depuis des tranchées subissent de lourdes pertes, 12000 allemands sont tués, les défenses allemandes tombent section par section. Pour leur part les Soviétiques perdent 70000 hommes. Berlin n’est qu’à 70 kilomètres et la route qui mène à la capitale n’est plus défendue par un front cohérent. Seules quelques unités allemandes protègent plusieurs bases militaires et des petits villages.

Dans le Bunker, Hitler soulève la possibilité d’abandonner la capitale largement indéfendable, il a l’intention de prendre en charge le commandement et de poursuivre le combat depuis l’Obersalzberg. Goebbels lui conseil vivement de rester à Berlin et si la mort est son destin, alors il vaut mieux mourir dans cette ville en ruine, tel qu’Hitler l’a déjà juré. Goebbels insiste : « Le Führer ne doit pas mourir dans une maison d’été.»

17 avril 2005

18 avril 1945 (J+316)

Sur le front de l’ouest, les derniers Allemands de la poche du Ruhr se rendent. Le commandant du groupe d’armées B qui est parmi ces Allemands se suicide. Environ 350000 Allemands ont été faits prisonniers par les forces alliées dans cette région. Pendant ce temps, la 9ème armée américaine s’empare de Magdeburg et les troupes de la 3ème armée américaine traversent la frontière de la Tchécoslovaquie.

Sur le front de l’est, les Soviétiques ne progressent que de 16 kilomètres vers Berlin, mais au moins la défensive allemande s’épuise.

En Allemagne, des bombardiers britanniques de la RAF attaquent Heliogland et larguent 5000 tonnes de bombes. Le camp de concentration de Dachau est libéré.

16 avril 2005

17 avril 1945 (J+315)

En Italie, les opérations offensives alliées se poursuivent. Sur le flanc droit de la 8ème armée britannique, le 5ème corps s’empare d’Argenta après une manœuvre amphibie sur le lac Coamchio. Il n’y a plus de rivières à traverser au nord et à l’est d’Argenta avant la rivière Po. À l’ouest d’Argenta, le 13ème corps britannique se déplace vers Bologne. La 5ème armée américaine poursuit ses combats et réalise moins de progrès à cause du terrain difficile au sud et à l’ouest de Bologne.

Sur le front de l’ouest, les unités allemandes du Ruhr se rendent en masse. Des combats se déroulent près de Bremen et Nuremberg.

Sur le front de l’est, les attaques soviétiques sur Berlin se poursuivent. Les Allemands se battent avec adresse et la rage du désespoir, mais ils sont obligés de céder du terrain. Pendant ce temps, en Autriche et en Tchécoslovaquie, les attaques se poursuivent. Les villes autrichiennes de Zisterdorf et Polten sont libérées.

15 avril 2005

16 avril 1945 (J+314)

Sur le front de l’ouest, des unités de la 7ème armée américaine atteignent les abords de Nuremberg. Le camp spécial de prisonniers de guerre de Colditz est libéré par d’autres unités alliées.

Sur le front de l’est, vers 3 heures du matin, les Soviétiques lancent l’offensive finale sur Berlin avec l’aide du 1er front biélorusse à l’est (maréchal Zhukov) et le 1er front ukrainien au sud-ouest (maréchal Konev). Les 2 fronts forment un total de 20 armées, plus de 2 millions d’hommes, 6000 chars, 6000 avions et environ 16000 pièces d’artillerie. Les deux maréchaux russes débutent une course discrète, astucieusement encouragée par Staline, pour la conquête du trophée : Berlin.

Le maréchal Zhukov donne son ordre de bataille :

« L’ennemi doit être écrasé sur la route la plus courte qui mène à Berlin. Vous devez vous emparez de la capitale de l’Allemagne fasciste et hisser le drapeau de la victoire au-dessus de la ville! »

Toutes les pièces d’artillerie entre en action formant un mur d’éclairs qui arrachent de grands lambeaux de terre et enflamment des forêts entières. À Berlin les sirènes hurlent, les lignes téléphoniques se bloquent et la ville entière tremble sous le feu de l’artillerie de l’Armée rouge.

Après une demi-heure le bruit infernal s’arrête pour faire place au silence. Les Soviétiques allument en même temps 143 projecteurs séparés de 180 mètres, ils éclairent à l’horizontal le champ de bataille. L’objectif est d’aveugler l’ennemi qui est maintenant sonné et probablement découragé, inapte au combat. Cependant l’épaisse fumée du feu d’artillerie complique la manœuvre et le haut commandement soviétique a mal jugé le terrain qui s’avère difficile, il est traversé de canaux et inondé. Les transports de troupes et les équipements lourds s’enfoncent dans la vase et doivent être abandonnés. Pire encore, tout juste avant le début de l’assaut, le général Allemand Heinrici, qui connaît bien les tactiques des commandants russes, avait fait replier ses unités défensives loin derrière; ainsi le feu soviétique a largement manqué sa cible. Les Soviétiques perdent beaucoup d’hommes. Zhukov est désespéré et subit la pression de Staline qui est furieux. Il donne l’ordre à ses deux armées de chars d’entrer en action. Les chars n’obtiennent pas plus de résultats, c’est un deuxième échec pour les forces soviétiques.

Dans le Bunker, sous la chancellerie du Reich à Berlin, l’attaque était attendue depuis plusieurs jours avec un mélange d’impatience et de résignation. Les premiers rapports indiquent que l’ennemi ne réussi pas à avancer, ce qui provoque un sentiment d’espoir irrationnel que la victoire est encore possible. Malgré cela Hitler donner l’ordre pour qu’on prépare la défense des édifices gouvernementaux et plus particulièrement le terrain autour de la chancellerie.

14 avril 2005

15 avril 1945 (J+313)

En Italie, la 5ème armée américaine et la 8ème armée britannique poursuivent leurs attaques. Des unités du 2ème corps polonais (appartenant à la 8ème armée britannique) atteignent la rivière Sillario après avoir franchi la rivière Santero.

Sur le front de l’est, les forces soviétiques débutent l’offensive finale contre les positions allemandes de la péninsule Samland.

Sur le front de l’ouest, en Hollande, la 1ère armée canadienne s’empare de Arnhem et attaque en direction de Groningen. Des unités de la 9ème armée américaine, qui ont franchi l’Elbe près de Magdeburg, sont obligées de se replier. La 1ère armée américaine s’empare de Leuna. Pendant ce temps, on lance l’opération Venerable contre la garnison allemande de la forteresse de Royan, située à l’embouchure de la rivière Gironde; le 8ème escadron aérien américain largue des bombes au napalm alors que le cuirasser français Lorraine pilonne la forteresse suivi par une attaque des forces françaises libres et américaines.

À Berlin, on sait que l’assaut des Alliés sur la ville est imminent. Hitler a déjà nommé le général Raymann comme commandant pour la défense de la ville.

13 avril 2005

14 avril 1945 (J+312)

En Italie, la 5ème armée américaine se joint à la 8ème armée britannique pour préparer les opérations d’offensive du printemps. Des combats ont lieu de chaque côté de la route qui va de Florence et Pistoia jusqu’à Bologne.

Dans l’Atlantique nord, les forces alliées dirigent l’opération Teardrop. Deux groupes tactiques de transporteur effectuent des recherches exhaustives pour trouver des U-Boats Seewolf qu’on suspectent de transporter des fusées V2 destinées à être lancée sur la ville de New York.

En Allemagne, le Reichfuhrer SS Himmler ordonne qu’aucun prisonnier du camp de Dachau ne tombe entre les mains de l’ennemi vivant.

En Autriche, le gouvernement provisoire de Vienne proclame l’indépendance de l’Autriche.

Sur le front de l’ouest, la 3ème armée américaine s’empare de Bayreuth.

12 avril 2005

13 avril 1945 (J+311)

Au Chili, le gouvernement déclare la guerre au Japon.

En Italie, les troupes néo-zélandaises s’emparent de Massa Lombarda, au sud-ouest du lac Comacchio.

Sur le front de l’est, le 3ème front ukrainien s’empare de Vienne après de violents combats.

Sur le front de l’ouest, les forces britanniques et américaines libèrent les camps de concentration de Belsen et Buchenwald. Des unités de la 3ème armée américaine s’emparent de Jena. Au sud, la 7ème armée américaine s’empare de Bamberg.

À Berlin, Joseph Goebbels téléphone à Hitler, d’une voix excitée et à bout de souffle il lui annonce :

« Mon Führer, je vous félicite! Il était écrit dans le ciel que la seconde moitié d’avril serait pour nous un point tournant. Aujourd’hui nous sommes vendredi le 13 avril! Roosevelt est mort!»

Immédiatement on convoque une conférence avec les généraux, ministres et leaders du parti. Tenant une liasse de papiers entre sa main tremblante, Hitler court d’une personne à l’autre comme un vieux maniaque, il leur brandit les nouvelles : « Voilà! Vous n’avez pas voulu y croire. Maintenant dites-moi, qui disait vrai ? » Il leur rappela la maison de Brandebourg et le miracle qui sauva Frédéric Le Grand en 1762, la mort de la tsarine Élisabeth avait changé le cours de la guerre de Sept ans.

« Un autre miracle vient de se produire, la guerre n’est pas perdue! Voyez, lisez ceci, Roosevelt est mort! »

11 avril 2005

12 avril 1945 (J+310)

En Italie, la 8ème armée britannique a trois têtes de pont sur la rivière Santerno. Sur le flanc droit des combats, le 5ème corps britannique avance le long de la rive nord de Reno.

Aux États-unis, en Géorgie, le président Franklin Delano Roosevelt vient de mourir à l’âge de 63 ans d’une hémorragie cérébrale. C’est son vice-président Truman qui lui succède.

Sur le front de l’ouest, la 9ème armée américaine traverse l’Elbe près de Magdeburg, alors qu’en arrière d’elle, la 3ème armée américaine s’empare de Erfurt. Au sud, des unités françaises s’emparent de Baden Baden. La poche du Ruhr est à nouveau réduite suite à la capture d’Essen par les Américains.

10 avril 2005

11 avril 1945 (J+309)

En Italie, la 92ème division d’infanterie américaine (appartenant à la 5ème armée) s’empare de Carrara sur sa route vers Massa. Dans l’est, les unités de tête de la 8ème armée britannique atteignent la rivière Santerno et débutent la construction de ponts.

Sur le front de l’est, à Vienne, le 3ème front ukrainien atteint le Danube près du centre de la ville.

Sur le front de l’ouest, la 2ème armée britannique traverse la rivière Leine près de Celle. Les unités blindées en tête de la 9ème armée américaine atteignent l’Elbe au sud de Magdeburg. La 3ème armée américaine s’empare de Weimar. D’autres unités s’emparent de l’usine souterraine de V2 à Nordhausen.

09 avril 2005

10 avril 1945 (J+308)

Sur le front de l’ouest, la 1ère armée canadienne fait pression sur les positions allemandes en Hollande et commence à traverser la rivière Ijssel. La 2ème armée britannique avance en direction de Bremen. Le 13ème corps américain s’empare de Hanovre. La 3ème armée américaine avance vers Erfurt et la 7ème armée américaine avance en direction de Nuremberg.

08 avril 2005

9 avril 1945 (J+307)

En Italie, l’offensive printanière alliée est lancée par la 8ème armée britannique (général McCreery). Le 2ème corps polonais avance le long de la route 9 vers Imola et est appuyé par les 5ème et 10ème corps britanniques sur les flancs gauche et droit. Les objectifs de cette offensive comprennent Ferrara et Bologne.

Un liberty ship transportant des bombes pour l’aviation explose dans le port de Bari tuant 360 personnes et faisant 1730 blessés.

En Allemagne, pendant la nuit, la RAF britannique attaque des navires allemands à Kiel, le Admiral Scheer chavire alors que le Admira Hipper et le Emden sont endommagés et irréparables. Pendant le jour, le 8ème escadron américain attaque des bases de chasseurs jets dans la région de Munich.

Le pasteur Dietrich Bonhoeffer, le major général Oster et l’amiral Canaris (l’ancien chef des services secrets allemands Abwehr) sont pendus au camp de concentration de Flossenburg.

Sur le front de l’est, les allemands encore vivants qui défendent la forteresse de Konigsberg se rendent aux forces de l’armée Rouge. Des troupes allemandes, situées dans la péninsule Samland en Prusse orientale, continuent de résister.

Sur le front de l’ouest, des unités de la 9ème armée américaine, qui attaquent la poche du Ruhr, pénètrent dans Essen et atteignent les célèbres usines Krupp. D’autres unités britanniques et américaines, dont quelques unes de la 9ème armée américaine, avancent près de la rivière Leine à l’est.

07 avril 2005

8 avril 1945 (J+306)

Sur le front de l’est, en Autriche, les forces soviétiques avancent dans l’ouest de Vienne malgré les contre-attaques allemandes, de violents combats se déroulent dans la capitale autrichienne. En Prusse orientale, les Soviétiques qui attaquent Konigsberg réussissent à percer les défenses.

Sur le front de l’ouest, au sud, la 1ère armée française s’empare de Pforzheim tout en se dirigeant vers le sud-est. Au nord, des unités de la 7ème armée américaine s’emparent de Schweinfurt.

06 avril 2005

7 avril 1945 (J+305)

En Allemagne, pour la première fois, des bombardiers mosquitos de la RAF attaquent Berlin depuis des bases sur le continent. Les bombardiers américains attaquent des aérodromes et des cibles ferroviaires.

Sur le front de l’ouest, les 1ère et 9ème armées combattent avec force dans la région du Ruhr et permettent aux Alliés de prendre Gottingen. Des parachutistes français sont parachutés au nord de Zuider Zee en Hollande.

05 avril 2005

6 avril 1945 (J+304)

Sur le front de l’est, en Prusse orientale, le 3ème front biélorusse effectue une dernière attaque sur Konigsberg après des bombardements et des attaques aériens préparatoires de plusieurs jours. Au sud, le 3ème front ukrainien entre dans les faubourgs de Vienne.

Les troupes de la liberté yougoslaves, les « Partisans » de Josip Tito, viennent de contraindre le groupe d’armées E de la Wehrmacht à se replier et à se retirer de Croatie, jusqu’à la frontière sud de l’Autriche. Après la prise de Sarajevo par les Partisans, des dissensions entre la Wehrmacht et les SS ont conduit à des combats, parfois violents, entre les deux troupes. Tous les Allemands qui sont capturés par les troupes yougoslaves avant qu’ils n’aient pénétré en Autriche seront emmenés en captivité en Yougoslavie.

Sur le front de l’ouest, les forces américaines entrent à Hamm.

04 avril 2005

5 avril 1945 (J+303)

En Italie, sur la côte ouest, des unités de la 5ème armée américaine attaquent au nord près de Massa, au sud de La Spezia.

À Tokyo, le général Koiso et son cabinet démissionnent. L’Amiral Suzuki forme le nouveau gouvernement.

À Moscou, le commissaire aux affaires étrangères, Molotov, dit à l’ambassadeur japonais que l’Union Soviétique n’a pas l’intention de renouveler le pacte de non-agression de 1941.

À Washington, on annonce que le général McArthur prendra le contrôle de l’ensemble des forces armées du Pacifique et l’amiral Nimitz commandera les forces navales en préparation pour l’invasion du Japon.

Sur le front de l’ouest, les Alliés traversent la rivière Weser en plusieurs endroits.

03 avril 2005

4 avril 1945 (J+302)

Sur le front de l’est, le 2ème front ukrainien s’empare de Bratislava.

Sur le front de l’ouest, des unités britanniques et canadiennes s’emparent de Osnabrück et se dirigent ensuite vers Minden. Des unités de la 9ème armée américaine atteignent la rivière Weser à l’opposée de Hameln. La 3ème armée américaine s’empare de Kassel alors que d’autres unités capturent Gotha et avancent vers Erfurt. Des unités françaises s’emparent de Karlsruhe. On découvre les réserves d’or des Nazis dans les mines de sel à Merkers.

3 avril 1945 (J+301)

À Berlin, le ministre de la guerre et de l’armement, Albert Speer, envoi des ordres interdisant la destruction prévue d’usines et de ponts. Il contrecarre ainsi au décret de Hitler du 19 mars dernier, concernant la réalisation de la politique de la terre brûlée.

Sur le front de l’est, en Autriche, les forces soviétiques s’emparent de Wiener Neustadt. La Hongrie est maintenant presque entièrement libérée des troupes de l’Axe. En Tchécoslovaquie, Bratislava est assiégée.

02 avril 2005

2 avril 1945 (J+300)

Sur le front de l’est, les forces soviétiques s’emparent de Magykanizsa dans le sud-est de la Hongrie, et s’empare un peu plus tard de Kremnica. Vienne est déclarée « zone de défense » par les nazis. Le maréchal soviétique Fédor Tolbouchine appelle les viennois à se soulever et à repousser eux-mêmes les Allemands, mais la population de la ville reste dans l’expectative.

Sur le front de l’ouest, la 2ème armée britannique continue d’avancer au nord de la rivière Ruhr et s’empare de Munster. La 1ère armée canadienne commence à se déplacer aussi vers le nord et l’est à partir de Nijmegen et Emmerich.

01 avril 2005

1er avril 1945 (J+299)

En Italie, la garde britannique et des unités de commando attaquent à la rivière Reno entre la mer et le lac Comachio.

Sur le front de l’est, le 3ème front ukrainien s’empare de Sopron dans l’ouest de la Hongrie, au sud de Vienne. Au nord, le 2ème front ukrainien progresse également. À la rivière Oder, le 1er front ukrainien supprime la résistance allemande à Glogau.

Sur le front de l’ouest, les 1ère et 9ème armées se rejoignent à Lippstadt, coupant ainsi les forces allemandes située dans la région du Ruhr, soit 325,000 hommes appartenant principalement à la 15ème armée et à la 5ème armée de Panzer du groupe d’armées B, commandé par le feld-maréchal Model. D’autres unités de la 1ère armée s’emparent de Paderborn alors que des unités de la 9ème armée s’emparent de Hamm. Au nord, la 2ème armée britannique traverse le canal Mitteland près de Munster et se dirige vers Osnabrück.

31 mars 2005

31 mars 1945 (J+298)

Sur le front de l’est, le 1er front ukrainien s’empare de Ratibor sur le Danube.

Sur le front de l’ouest, au nord, les armées alliées continuent d’avancer.

30 mars 2005

30 mars 1945 (J+297)

En Allemagne, des bombardiers américains attaquent les ports du nord et coulent le croiseur Koln ainsi que 14 U-Boats.

Hitler émet un autre décret afin de clarifier celui du 19 mars qui ordonne de mettre en place la politique de la terre brûlée en Allemagne. Le décret se lit comme suit :

Afin d’assurer l’uniformité de la mise en place de mon décret du 19 mars 1945, j’ordonne ce qui suit:

  1. L’ordre de détruire toutes les installations industrielles afin d’empêcher l’ennemi d’utiliser ces installations et leurs équipements pour accroître sa force au combat.
  2. Aucune mesure qui pourrait porter atteinte à notre force de combat ne doit être prise. La production doit se poursuivre jusqu’au dernier moment, même au risque que l’usine tombe entre les mains de l’ennemi avant qu’elle ne puisse être détruite. Toutes les installations industrielles de tous genres, incluant les usines de production de nourriture, ne doivent pas être détruites sauf si elles sont menacées par l’ennemi.
  3. Même si les ponts et les autres installations de transport doivent être détruits afin d’empêcher l’ennemi de les utiliser, on peut y appliquer la même méthode qu’aux installations industrielles en les paralysant à la toute dernière minute. La destruction complète des usines particulièrement importantes sera ordonnée suivant mes instructions par le Ministère de l’armement et de la production de guerre (par exemple, les usines de munitions, les usines chimiques essentielles, etc.)
  4. Le signal pour paralyser ou détruire les complexes industriels et autres usines sera donné par les Gauleiter et les commissionnaires à la défense, ils superviseront le processus. La réalisation sera sous la gouverne unique des agences et organes du Ministère de l’armement et de la production de guerre. Toutes les agences du parti, l’État et les forces armées apporteront le soutien nécessaire lorsqu’il sera requis. Le Ministère de l’armement et de la production de guerre peut, avec mon autorisation, émettre les instructions pour la réalisation.
  5. Cette marche à suivre s’applique aux usines et installations proches des zones de combats.
Décret signé Adolf Hitler.

Sur le front de l’est, les forces soviétiques éliminent les dernières positions allemandes de Danzig et s’emparent de la ville. En Hongrie, les unités de tête du 3ème front ukrainien avancent au-delà de la rivière Raba et entrent en Autriche au nord de Koszeg. Au nord de ces combats, le 2ème front ukrainien s’approche de Bratislava en Slovaquie.

Sur le front de l’ouest, la 1ère armée américaine avance au nord de sa position près de Marburg et atteint la rivière Eder. La 3ème armée américaine tente de frapper à l’est et au nord vers Gotha et Kassel. La 1ère armée française, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, franchit le Rhin à la hauteur de Karlsruhe. De Gaulle proclame : « Les jours de gloire sont revenus. Rien n’aura pu empêcher que dans les dernières batailles la France fût debout, les armes à la main. »

29 mars 2005

29 mars 1945 (J+296)

En Angleterre, une fusée V1 allemande frappe le centre de Londres.

Sur le front de l’ouest, les blindées du 21ème groupe d’armées se détachent de la tête de pont de Wesel. La 7ème armée américaine s’empare de Mannheim et Heidelberg.

28 mars 2005

28 mars 1945 (J+295)

À Moscou, Staline reçoit un télégramme personnel du général Eisenhower dans lequel il donne les détails de son ordre de bataille, il y mentionne son intention de faire avancer le plus gros de ses forces à travers le sud de l’Allemagne et de l’Autriche. La direction principale est Erfurt et Leipzig alors qu’en second lieu on se dirigera vers Nuremberg, Regensburg et Linz.

À Washington, les Britanniques protestent contre le signal envoyé à Staline, selon eux une décision d’une telle importance ne doit pas être prise par Eisenhower seul, en faisant cela il a outrepassé son autorité en communiquant directement avec les Soviétiques. Churchill et l’état-major britannique préfère que les Armées alliées se dirigent sur Berlin tel que prévu à cause de sa valeur politique. Cependant, le président Roosevelt, affaibli par sa maladie, laisse la majorité des décisions militaires au général Marshall et son état-major confirme son appui à Eisenhower en réponse à la protestation britannique.

À Berlin, suite à vive discussion avec Hitler, le général Guderian est démit de son poste de chef d’état-major de l’armée. Il est remplacé par le général Krebs.

Sur le front de l’est, le 2ème front biélorusse s’empare de Gdynia. En Hongrie, le 2ème front ukrainien s’empare de Gyor située au sud du Danube.

Sur le front de l’ouest, le 3ème corps américain (appartenant à la 1ère armée) s’empare de Marburg, il progresse rapidement depuis qu’il s’est détaché de la tête de pont de Remagen.

27 mars 2005

27 mars 1945 (J+294)

En Angleterre, une fusée V2 tombe au sud-est de Londres à Orpington. Jusqu’à aujourd’hui les fusées V2 ont fait 2700 victimes parmi les Britanniques et 6500 blessés.

Sur le front de l’est, en Pologne, les forces soviétiques pénètrent les dernières défenses allemandes à Gdynia et Danzig. En Hongrie et en Tchécoslovaquie, les 2ème et 3ème fronts ukrainiens poursuivent leurs attaques. La plus grosse bataille se déroule sur une ligne longeant la rivière Raba, la 6ème armée SS de Panzer subi de lourdes pertes lors des contre-attaques.

Sur le front de l’ouest, au nord-est, le 21ème groupe d’armées britannique avance le long d’une ligne longeant la rivière Lippe, la 9ème armée américaine entre par le sud dans la région industrielle du Ruhr. La 3ème armée américaine a maintenant traversé la rivière Main à l’ouest de Frankfurt.

26 mars 2005

26 mars 1945 (J+293)

Sur le front de l’ouest, la 7ème armée américaine envoi ses unités des 15ème et 6ème corps traverser le Rhin entre Worms et Mannheim. Au nord, toutes les armées alliées poursuivent leur progression.

25 mars 2005

25 mars 1945 (J+292)

En Allemagne, les bombardiers du 8ème escadron aérien américain attaquent Hambourg avec comme principal objectif les stocks de carburant souterrain.

Sur le front de l’est, en Prusse orientale, le 3ème front biélorusse s’empare de Keiligenbeil. En Hongrie, l’offensive soviétique se poursuit avec la capture d’Esztergom sur le Danube. D’autres unités du 3ème front ukrainien combattent au nord du Danube.

Sur le front de l’ouest, le 21ème groupe d’armées britannique traverse le Rhin en plusieurs endroits et se consolide en une seule tête de pont d’une largeur de 48 kilomètres. Le général Montgomery communique à ses troupes qu’il leur est interdit de fraterniser avec la population allemande. Plus loin au sud, des unités de la 1ère armée américaine, provenant principalement du 3ème corps américain, se détachent de la tête de pont de Remagen. Le 8ème corps américain (appartenant à la 3ème armée) débute la traversée du Rhin près de Boppard. Au sud, le 12ème corps américain, qui vient de traverser le Rhin à Nierstein, s’empare de Darmstadt. D’autres unités avancent plus loin à l’est.

24 mars 2005

24 mars 1945 (J+291)

Sur le front de l’est, en Hongrie, le 2ème front ukrainien s’empare de Szekesfehervar. Pendant ce temps, la ligne de front soviétique dans cette région est poussée davantage vers l’ouest, permettant de s’emparer de Veszprem et Mor. Les forces allemandes et hongroises du groupe d’armées sud se replient dans le désordre après avoir subit de lourdes pertes. Au nord-est, en Pologne, les forces soviétiques s’emparent de Spolot sur la côte baltique entre Gdynia et Danzig.

Sur le front de l’ouest, le 18ème corps aéroporté britannique est parachuté à l’est de Wesel sur la rive est du Rhin. Vers la fin de la journée, l’opération Plunder, visant à traverser le Rhin, du 21ème groupe d’armées britannique établie une tête de pont d’une profondeur de 8 kilomètres. La 2ème armée britannique s’empare de Wesel, détruit par les bombardements et rejoint le détachement aéroporté. La 9ème armée américaine, appartenant également au 21ème groupe d’armées, commence la traversée du Rhin tout juste au sud des forces canadiennes et britanniques.

23 mars 2005

23 mars 1945 (J+290)

En Italie, le général Vietinghoff prend le commandement des forces allemandes en remplacement du général Kesselring qui dirige maintenant la défense du front de l’ouest.

Sur le front de l’ouest, la 2ème armée britannique et la 1ère armée canadienne préparent soigneusement une opération portant le nom de code Plunder, pour traverser le Rhin dans la région de Emmerich tout juste au sud de Wesel. Ils ont un fort support aérien et de l’artillerie. Deux divisions de parachutistes sont larguées pour aider la traversée. L’opération débute à 21h00 et se poursuit jusqu’à la tombée de la nuit. Pendant ce temps, la 1ère armée américaine et des unités de la 3ème armée américaine élargissent leurs têtes de pont sur le Rhin.

22 mars 2005

22 mars 1945 (J+289)

À Madrid, le prétendant à la couronne espagnole, Don Juan, demande la résignation de Franco et la restauration de la monarchie.

Sur le front de l’est, en Silésie, le 1er front ukrainien fait une percée sur la rivière Oder au sud de Oppeln et élargie la tête de pont au nord de la ville. Dans le corridor polonais, les forces soviétiques poursuivent les combats et atteignent la mer Baltique entre Gdynia et Danzig.

Sur le front de l’ouest, la 5ème division américaine (appartenant à la 3ème armée) établie une tête de pont sur le Rhin près de Nierstein. D’autres unités de la 3ème armée américaine finissent de nettoyer la rive ouest du Rhin et se préparent à le traverser. Au nord, le 21ème groupe d’armées britannique (Montgomery) se prépare aussi à établir des têtes de pont sur le Rhin.

21 mars 2005

21 mars 1945 (J+288)

Au Danemark occupé, des bombardiers mosquitos britanniques attaquent et détruisent les quartiers généraux de la Gestapo à Copenhague. Quelques bombes tombent sur une école située tout près tuant 86 étudiants et 17 professeurs.

En Allemagne, le 8ème escadron aérien américain attaque les bases des chasseurs Me262 de l’ouest du pays.

Sur le front de l’ouest, la majorité de la 3ème armée américaine combat pour éliminer la résistance allemande sur la rive ouest du Rhin, au nord de Mannheim. D’autres unités des 3ème et 7ème armées américaines coopèrent pour s’emparer de Annweiler, Neunkirchen, Neustadt et Homberg.

20 mars 2005

20 mars 1945 (J+287)

À Berlin, le général Heinrici, un des meilleurs tacticien en défensive de l’Armée allemande, est nommé commandant du groupe d’armées Vistule, il succède ainsi à Himmler. La tâche de Heinrici consiste à construire des défenses le long de la rivière Oder en préparation à une offensive prévue des Soviétiques contre le 1er front biélorusse de Zhukov. Le groupe d’armées allemand a déjà perdu une bonne partie de ses troupes lors des combats en Poméranie.

Sur le front de l’est, les forces soviétiques autour de Stettin éliminent la tête de pont allemande de la rivière Oder à Altdamm. Braundsberg est libérée en Prusse orientale.

Sur le front de l’ouest, la 7ème armée américaine s’empare de Saarbrücken ainsi que Zweibrücken située un peu à l’est. La 3ème armée américaine s’empare de Ludwigshafen et Kaiserslautern. Plus loin au nord, la 1ère armée américaine continue de se battre pour élargir la tête de pont à Remagen; elle est maintenant d’une largeur de 48 kilomètres par 30 kilomètres de profondeur.

19 mars 2005

19 mars 1945 (J+286)

À Berlin, c’est l’anniversaire du ministre de la guerre, Albert Speer, qui fait demander par l’entremise de l’adjudant d’Hitler une photographie du Führer avec une dédicace personnel. Il espère ainsi démontrer à Hitler que malgré son opposition à la politique de la terre brûlée, il le vénère toujours. D’ailleurs Speer n’a toujours pas reçu de réponse d’Hitler concernant le mémorandum qu’il a rédigé hier et dans lequel il s’oppose à cette politique.

Plus tard dans la journée, Hitler demande à voir Speer. Il lui tend chaleureusement son portrait dédicacé et lui souhaite un joyeux anniversaire, puis le congédie froidement. Alors que Speer est sur le point de quitter, Hitler lui dit d’un ton glacial : « Cette fois vous recevrez une réponse écrite à votre mémorandum. Si la guerre est perdue, le peuple l’est également. Il n’est pas nécessaire de s’inquiéter sur ce que le peuple allemand a besoin pour survivre, car la Nation a prouvé sa faiblesse et l’avenir appartient aux nations fortes de l’est. Seuls les inférieurs resteront après cette bataille, les bons sont déjà morts. »

Dans la soirée, Speer reçoit la réponse écrite d’Hitler :

Toutes les installations militaires, les transports, les communications, les industries ainsi que toutes les ressources du Reich doivent être détruites.

Sur le front de l’est, le 3ème front biélorusse porte de nouvelles attaques contre les forces allemandes en Prusse orientale, plus particulièrement dans la région au sud de Konigsberg.

Sur le front de l’ouest, la 7ème armée américaine s’empare de Saarlouis. Les combats se poursuivent à Saarbrücken et dans les villes à l’est. La 3ème armée américaine continue d’avancer vers l’est et le sud-est en direction du Rhin. On atteint la ville de Worms alors que d’autres unités se rapprochent de Mainz et Kaiserlautern. La 1ère armée française pénètre en Allemagne.

18 mars 2005

18 mars 1945 (J+285)

À Berlin, environ 1300 bombardiers américains, escortés de 700 chasseurs, larguent 300 tonnes de bombes sur la ville malgré une forte défense anti-aérienne incluant de nombreux jets. Les Américains perdent 25 bombardiers et 5 chasseurs.

Hitler tient une conférence sur la situation, Kesselring, le commandant en chef de l’ouest, rapporte que la population joue un rôle négatif dans la lutte contre la progression des forces américaines, en empêchant les troupes allemandes d’entrer dans les villages. Hitler ordonne immédiatement que la population des régions menacées soit évacuée par la force. Un des généraux tente de persuader Hitler de l’impossibilité d’organiser l’évacuation de centaines de milliers de personnes, car il n’y a plus aucun train de disponible. Hitler lui répond : « Alors qu’ils marchent! Nous ne pouvons plus nous permettre de se préoccuper de la population»

Le ministre de la guerre, Albert Speer, a préparé un mémorandum pour Hitler dans lequel il exprime sa désapprobation face à la politique de la terre brûlée qu’Hitler lui a demandé de mettre en place. Cette politique prévoit la destruction complète de toutes les infrastructures (ponts, usines, réseaux d’aqueduc, etc.) qui pourraient servir à la progression de l’ennemi. Speer a habilement préparé son mémorandum en introduisant tout doucement son désaccord face à cette politique, pour terminer en ces termes : « Personne n’a le droit de lier le destin du peuple allemand à son propre destin personnel. La principale obligation de l’État dans ces dernières semaines de guerre est de venir en aide au peuple allemand dans la mesure du possible. » Mais Speer craint trop la colère d’Hitler pour lui remettre son mémorandum personnellement, il craint même qu’Hitler puisse ordonner qu’on l’exécute sur-le-champ. Il remet donc son mémorandum à l’adjudant d’Hitler.

Sur le front de l’est, la 1ère armée polonaise, appartenant au 1er front biélorusse, s’empare de Kolberg sur la côte poméranienne. D’autres unités soviétiques se rapprochent de Gdynia et Danzig à l’est et s’enfoncent encore plus loin dans les positions allemandes en Prusse orientale.

Sur le front de l’ouest, la 3ème armée américaine s’empare de Bingen et Bad Kreuznach tout en continuant d’avancer vers le sud-ouest. Au sud, la 7ème armée américaine accélère le pas alors que la majorité de ses unités de tête ont maintenant traversé la frontière allemande.

17 mars 2005

17 mars 1945 (J+284)

En Angleterre, tous les prisonniers de guerre allemands qui s’étaient évadé du camp de Bridgend, le 11 mars dernier, sont recapturés.

Sur le front de l’ouest, à Remagen, le pont Ludendorff sur le Rhin s’écroule suite aux dommages causés par les bombes et à un usage exhaustif, mais les ingénieurs de l’Armée américaine ont construit plusieurs autres ponts tout près ce qui permet de poursuivre la traversée du Rhin. Au sud, l’offensive de la 3ème armée américaine sur la rivière Moselle permet de capturer Koblenz et Boppard sur le flanc gauche, alors que plus loin en avant on traverse la rivière Nahe.

16 mars 2005

16 mars 1945 (J+283)

Sur le front de l’est, en Hongrie, le 3ème front ukrainien se regroupe après les attaques du groupe d’armées sud allemand près du lac Balaton, il lance une nouvelle offensive contre le flanc droit vers une position récemment gagnée par les Allemands. La 3ème armée hongroise essuie le plus fort du premier assaut et est en grande difficulté.

Sur le front de l’ouest, la 7ème armée américaine s’empare de Bitche tout en s’efforçant de percer la ligne Siegfried.

15 mars 2005

15 mars 1945 (J+282)

Sur le front de l’ouest, la 7ème armée américaine lance des attaques dans la région de Saarbrücken et Bitche, dans un effort conjoint avec la 3ème armée américaine afin d’éliminer les forces allemandes de la région située entre les rivières Saar, Moselle et le Rhin.

14 mars 2005

14 mars 1945 (J+281)

En Allemagne, lors d’un raid aérien britannique sur le viaduc de Bielfield, la plus grosse bombe conventionnelle est larguée pour la première fois, elle pèse 10,000 kilogrammes et se nomme « Grand Slam ».

Sur le front de l’est, les forces soviétiques s’emparent de Zvolen dans l’ouest de la Tchécoslovaquie. Pendant ce temps, en Hongrie, le groupe d’armées sud envoi ses dernières réserves dans la bataille; il s’agit de la 6ème division de Panzer constituée d’un groupe mixte de 200 chars et canons d’assaut, elle fait face à la 27ème armée soviétique.

Sur le front de l’ouest, le 12ème corps américain (appartenant à la 3ème armée) attaque au sud-est sur la rivière Moselle, près de Koblenz, et le 20ème corps américain élargi ses attaques entre Trier et Saarburg. Au nord, la 1ère armée américaine continue d’élargir la tête de pont de Remagen malgré les contre-attaques allemandes.

13 mars 2005

13 mars 1945 (J+280)

En France, à Paris, le général de Gaulle se plaint à l’ambassadeur américain de ce que les États-unis font obstacle à l’acheminement d’un corps expéditionnaire en Indochine.

Sur le front de l’est, en Hongrie, l’offensive allemande au nord et au sud du lac Balaton commence à perdre de son momentum.

12 mars 2005

12 mars 1945 (J+279)

En Allemagne, dans les camps de concentration qui ne sont pas encore libérés, dont celui de Bergen-Belsen, les juifs sont tués par milliers ou bien sont privés de nourriture et meurent de faim. C’est ainsi que meurt, au camp de Bergen-Belsen, la petite Anne Franck

Sur le front de l’est, le 1er front biélorusse s’empare de Kustrin après de violents combats. Hormis une petite région au nord de Stettin, les Soviétiques contrôlent maintenant toute la ligne Oder-Neisse, aussi loin qu’au sud de Gorlitz. Au nord, le 2ème front biélorusse s’avance vers le golf de Danzig, il s’empare de Tczew dans le corridor polonais.

Sur le front de l’ouest, des combats violents se déroulent à la tête de pont de Remagen car la 7ème armée allemand contre-attaque.

11 mars 2005

11 mars 1945 (J+278)

En Angleterre, quelques 70 prisonniers de guerre allemands s’évadent du camp de Bridgend.

En Allemagne, la RAF attaque Essen, 4700 tonnes de bombes sont larguées principalement sur le réseau ferroviaire. Cela provoque l’arrêt complet de toute la production à l’usine Krupp. Des bombardiers américains attaquent des cours de U-Boat dans le nord-ouest de l’Allemagne.

10 mars 2005

10 mars 1945 (J+277)

À Washington, Roosevelt informe des représentants du gouvernement espagnol qu’il n’y aura aucune aide américaine tant et aussi longtemps que Franco sera dictateur.

Au Japon, il y a plus de 100 000 morts dans le bombardement de Tokyo.

Sur le front de l’est, les forces allemandes du groupe d’armées sud avancent près du lac Balaton et rencontre une forte résistance aérienne et terrestre du 3ème front ukrainien. Les Allemands font peu de progrès.

Sur le front de l’ouest, les derniers Allemands se replient de la poche ouest du Rhin entre Wesel et Xanten. Ils ont subi de lourdes pertes lors des combats contre les Britanniques et Canadiens. Les 1ère et 3ème armées américaines se rejoignent à Andernach, ce qui permet de sceller l’emprise des Alliés sur la rive ouest du Rhin depuis Koblenz. Le feld-maréchal Kesselring arrive d’Italie pour prendre le commandement des armées allemandes dans l’ouest.

09 mars 2005

9 mars 1945 (J+276)

Sur le front de l’ouest, des unités de la 1ère armée américaine s’emparent de Bonn et Godesgerb alors que d’autres unités s’emploient à étendre la tête de pont sur le Rhin à Remagen, elles s’emparent du même coup de Erpel. Plus loin au sud, des unités de la 3ème armée américaine atteignent le Rhin à Andernach.

08 mars 2005

8 mars 1945 (J+275)

En France libre, durant la nuit, les forces allemandes de la garnison des îles de la Manche attaquent Granville sur la côte ouest la péninsule du Cotentin. Un petit navire de guerre américain et 4 navires marchands sont coulés. 67 prisonniers de guerre allemands sont libérés.

En Yougoslavie, Josip Tito forme son gouvernement.

En Angleterre, une fusée V2 frappe le marché Farrington à Londres, 110 personnes sont tuées et 123 autres blessées.

Sur le front de l’ouest, les Américains poursuivent leurs efforts pour renforcer la tête de pont de Remagen. Des bombardiers allemands, ainsi que quelques jets, attaquent le pont mais ne parviennent pas à la détruire. Au nord, des unités du 2ème corps canadien (appartenant à la 1ère armée canadienne) s’emparent de Xanten.

07 mars 2005

7 mars 1945 (J+274)

Sur le front de l’est, en Hongrie, l’offensive allemande du groupe d’armées sud se poursuit et permet de faire d’autres gains. La 6ème armée SS de Panzer attaque au nord du lac Balaton, alors qu’au sud la 2ème armée de Panzer attaque en direction de Kaposvar. Plus loin au sud, en Yougoslavie occupée, des unités de groupe d’armées E allemand attaquent au nord-est de la rivière Drava contre les forces du 3ème front ukrainien. Pendant ce temps, sur la Baltique, les Allemands évacuent les régions autour de Danzig.

Sur le front de l’ouest, en fin de matinée, le lieutenant américain Karl Timmermann et ses hommes, appartenant à la 9ème division blindée du 3ème corps de la 1ère armée américaine, viennent d’effectuer une percée à travers l’Eifel, qui leur permet d’atteindre le Rhin, isolant les troupes allemandes de la région de Bonn de celles qui tiennent toujours le sud de la rive gauche du fleuve. Ils sont arrivés à Remagen; là, tandis que leurs camarades établissent une tête de pont, ils découvrent avec stupeur un pont intact, le pont du chemin de fer de Ludendorff, qui conduit à un tunnel dans lequel se cachent des civils et des militaires. La rapidité de la percés américaine n’a pas laissé de temps de le détruire. Le lieutenant Timmermann s’empare du pont, pour la première fois les Alliés sont sur la rive droite du Rhin. Eisenhower, informé, ordonne à Omar Bradley d’envoyer à l’avant le plus de troupes possible. Mais on ne peut pas envisager l’invasion de l’Allemagne à partir d’un seul pont, cependant la découverte du lieutenant Timmermann constitue un grand encouragement pour les Alliés.

D’autres unités de la 1ère armée américaine terminent la capture de Cologne. Des unités du 12ème corps américain (3ème armée) avancent rapidement.

À Berlin, Hitler relève le feld-maréchal Rundstedt de son poste de commandant en chef des armées allemandes dans l’ouest parce que les Américains se sont emparés du pont à Remagen. C’est le feld-maréchal Kesselring qui est nommé pour le remplacer.

06 mars 2005

6 mars 1945 (J+273)

Sur le front de l’est, en Hongrie, les Allemands lancent une contre-offensive majeure dans la région située au nord du lac Balaton. La 6ème armée SS de Panzer, qui a été soustrait de la bataille des Ardennes tôt en janvier, doit mener l’attaque. D’autres unités du groupe d’armées sud doivent également participer à l’offensive. L’opération porte le nom de code Fruhlingserwachen (l’éveil du printemps). L’objectif des Allemands est de reprendre tout le territoire entre le lac Balaton et le Danube. La 27ème armée soviétique qui protège la ligne cible doit céder du terrain dès le départ. Cependant, le 3ème front ukrainien répond en apportant plusieurs troupes de réserve, ce qui permet de ralentir la progression des Allemands. Pendant ce temps en Pologne, le 2ème front biélorusse termine la capture de la ville fortifiée Grudiaz après un long siège.

Sur le front de l’ouest, des unités de la 1ère armée canadienne se préparent à éliminer la dernière poche d’Allemands à l’ouest du Rhin près de Xanten. La 9ème armée américaine atteint le Rhin sur tout son front. Au sud, la 1ère armée américaine combat à Cologne et se dirige vers Remagen au sud, c’est la 9ème division blindée américaine qui mène la progression. Plus loin au sud, la 3ème armée américaine avance rapidement vers le Rhin à Koblenz.

05 mars 2005

5 mars 1945 (J+272)

En Allemagne, la RAF britannique effectue des raids de jour sur les usines de carburant de Gelsenkirchen. Les garçons de 15 et 16 ans de la classe de 1929 sont appelés pour servir dans l’armée allemande.

Sur le front de l’ouest, des unités du 8ème corps américain (appartenant à la 1ère armée) entre à Cologne par le sud et l’est. Les Alliés avancent partout sur le front.

04 mars 2005

4 mars 1945 (J+271)

Sur le front de l’est, l’offensive soviétique se poursuit en Poméranie et l’armée gagne du terrain, surtout dans l’ouest près de Stettin. De nouveaux combats ont lieu en Prusse orientale.

Sur le front de l’ouest, le 30ème corps britannique, appartenant à la 1ère armée canadienne, s’empare de Geldern. Les 1ère et 9ème armées américaines continuent d’avancer vers le Rhin. Le 7ème corps américain, appartenant à la 1ère armée, atteint le Rhin tout juste au nord de Cologne.

03 mars 2005

3 mars 1945 (J+270)

En Finlande, le gouvernement déclare la guerre à l’Allemagne.

Sur le front de l’ouest, la 1ère armée canadienne et la 9ème armée américaine se rejoignent près de Geldern. Plus loin au sud, des unités du 12ème corps américain (appartenant à la 3ème armée) s’emparent d’un pont sur la rivière Kyll. Pendant ce temps, des unités de la 7ème armée américaine s’emparent de Forbach.

02 mars 2005

2 mars 1945 (J+269)

En Allemagne, des bombardiers britanniques effectuent 2 sorties pendant la journée pour attaquer Cologne.

Sur le front de l’ouest, le 20ème corps américain, appartenant à la 3ème armée, s’empare de Trier. Au nord, la 1ère armée américaine avance au-delà de la rivière Erft vers Cologne. La 9ème armée américaine s’empare de Roermond et Venlo et atteint le Rhin face à Dusseldorg.

01 mars 2005

1er mars 1945 (J+268)

Sur le front de l’est, en Poméranie, le 1er front biélorusse, qui attaque vers le nord, parvient à percer les défenses au nord d’Arnswalde et se dirige vers Kolberg.

Sur le front de l’ouest, la 9ème armée américaine s’empare de Munchen-Gladbach et Neuss; elle avance rapidement vers le Rhin. Les attaques de la 1ère armée américaine sur Cologne se poursuivent de même que les efforts de la 3ème armée américaine près de la rivière Kyll au sud de Trier.

28 février 2005

28 février 1945 (J+267)

En Iran, à Téhéran, le gouvernement déclare la guerre au Japon.

En Arabie Saoudite, à Riad, le gouvernement déclare la guerre à l’Allemagne et au Japon.

27 février 2005

27 février 1945 (J+266)

Sur le front de l’est, des unités du 2ème front biélorusse entre en Poméranie, située en Allemagne.

Sur le front de l’ouest, des unités canadiennes et britanniques, du 21ème groupe d’armés britannique, s’emparent de Udem et Calcar. D’autres unités atteignent le Rhin au nord-est de Calcar. Des unités du 7ème corps américain (appartenant à la 1ère armée) traversent la rivière Erth à Modrath, à environ 10 kilomètres de Cologne. Plus loin au sud, deux corps de la 3ème armée américaine convergent sur Trier.

26 février 2005

26 février 1945 (J+265)

En Allemagne, le 8ème escadron de bombardiers américains lâchent environ 3000 tonnes de bombes sur Berlin, dont 500,000 bombes incendiaires. Les principales cibles sont 3 stations ferroviaires. 15 bombardiers et 7 chasseurs d’escorte sont perdus pendant l’opération. Pendant la nuit, des bombardiers Mosquito de la RAF attaquent Berlin guidés par les feux allumés lors des bombardements de jour.

Sur le front de l’est, les Allemands évacuent les blessés et les réfugiés de Kolberg et d’autres ports le long de la côte baltique. Les forces soviétiques lancent des attaquent en Poméranie orientale. Près de Stettin, les Soviétiques maintiennent leurs positions malgré les contre-attaques allemandes.

Sur le front de l’ouest, des unités canadiennes et britanniques, du 21ème groupe d’armés britannique, renouvellent leurs attaques près de Udem et Calcar. Les unités des 1ère et 9ème armées américaines se déplacent rapidement depuis leurs têtes de pont sur la rivière Our.

25 février 2005

25 février 1945 (J+264)

Sur le front de l’ouest, le 7ème corps américain (appartenant à la 1ère armée) s’empare de Duren. D’autres têtes de pont de la rivière Roer sont capturées au nord et au sud de Duren et son rapidement étendues. Au sud, sur le flanc droit de la 3ème armée américaine, la rivière Saar est franchie près de Saarburg.

24 février 2005

24 février 1945 (J+263)

En Égypte, le gouvernement déclare la guerre au Japon et à l’Allemagne.

En Allemagne, l’as pilote soviétique, le colonel Ivan Kojedub, ayant à son actif 62 victoires, abat un Me262 allemand au-dessus de Berlin.

Sur le front de l’est, le 2ème front biélorusse débute une nouvelle offensive dans la matinée avec un barrage d’artillerie d’une durée de 30 minutes.

Sur le front de l’ouest, au nord, les Canadiens et Britanniques poursuivent leurs attaques et progressent vers le sud-est en direction de Udem et Weeze. Des unités du 19ème corps américain s’emparent de Julich lors de la progression de la 9ème armée américaine sur la rivière Roer. Au sud, les 1ère et 3ème armées américaines avancent également.